Chef-lieu : Korhogo • Superficie : 12 000 km² • Population : 1 100 000
La région du Poro est située dans le nord de la Côte d’Ivoire, au sein du district des Savanes. Elle couvre une superficie d’environ 12 000 km² et comprend les départements de Korhogo, M’Bengué, Sinématiali et Dikodougou. Selon les estimations issues du Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH) 2021, la population de la région s’élève à environ 1 100 000 habitants, avec un taux de croissance démographique avoisinant 2,2 %.
Le Poro occupe une place stratégique dans le nord du pays, tant sur le plan économique que culturel.
La région du Poro est principalement une région agricole. Son climat de type tropical sec et ses vastes étendues de savanes favorisent la culture de nombreuses spéculations. Le coton est la principale culture de rente, faisant du Poro l’un des pôles majeurs de la production cotonnière nationale.
En plus du coton, la région produit également de la noix de cajou (anacarde), du maïs, du mil, du sorgho, du riz, du niébé et du fonio. L’élevage occupe également une place importante, notamment l’élevage de bovins, d’ovins et de caprins, qui contribue fortement aux revenus des ménages ruraux et à l’approvisionnement des marchés du pays.
Le Poro est caractérisé par de vastes savanes arborées, abritant une biodiversité typique des zones nordiques de la Côte d’Ivoire. La région dispose de ressources naturelles, dont des terres fertiles et quelques petites réserves forestières protégées.
Bien que la région ne possède pas de parc national majeur, elle contribue à la conservation de la biodiversité par la gestion de ses savanes et zones pastorales. L’exploitation des ressources naturelles, notamment le bois et les produits forestiers non ligneux, participe à l’économie locale, tout en posant des enjeux liés à la gestion durable.
Le réseau hydrographique du Poro est structuré autour de plusieurs cours d’eau saisonniers, parmi lesquels le Bandama blanc occupe une place importante. Ces rivières sont essentielles pour les activités agricoles, particulièrement pour l’irrigation et le maraîchage en saison sèche.
Elles alimentent également les populations locales en eau potable, via des barrages et retenues d’eau aménagés, contribuant ainsi au développement agricole et à la gestion des ressources en eau de la région.
La population du Poro est composée de plusieurs communautés, majoritairement les Sénoufo, groupe culturel emblématique du nord de la Côte d’Ivoire. Leur riche patrimoine culturel se reflète à travers les danses traditionnelles, l’artisanat (notamment les masques et sculptures), les rites initiatiques et les festivités qui rythment la vie sociale.
La coexistence de différentes communautés, y compris des populations allochtones et allogènes venues pour l’agriculture et le commerce, contribue à la diversité culturelle et au dynamisme social de la région.
La région du Poro regroupe les départements de Korhogo, Sinématiali, M’Bengué et Dikodougou.
Korhogo, chef-lieu de la région, constitue également la plus grande ville du nord du pays après Bouaké. C’est un centre administratif, économique et culturel majeur, doté d’infrastructures telles que des établissements scolaires et universitaires, des centres de santé, un aéroport, ainsi qu’un réseau routier reliant la région aux autres grandes villes du pays.
km² de superficie
habitants (2021)
départements
A l’image de l’ensemble des régions de Côte d’Ivoire, l’économie du Poro est basée essentiellement sur l’agriculture. Le climat de type tropical dont jouit cette région est propice à une variété de cultures dont le coton, l’anacarde et la mangue occupent une place de choix. A côté de ces trois (03) cultures en passe de devenir des cultures de rente, le maïs, l’igname, le riz et le tabac, produits jusqu’ici pour la consommation locale, pourraient eux aussi connaître un développement exponentiel, pour peu qu’un intérêt leur soit accordé. Les habitants de la région sont soit agriculteurs soit éleveurs .Deuxième secteur d’activité après l’agriculture, le commerce qui représente la seconde activité principale après l’agriculture. Il bénéficie d’une animation relativement dynamique grâce à un réseau routier assez dense (3 600 Km) mais qui reste quelque peu dégradé (seulement 169 Km de bitume).
Les aubergines, la salade, le piment, les tomates et les oignons, principales cultures maraîchères, sont également cultivés de façon intensive dans le département pour alimenter le marché local qui en est gros consommateur. Ce secteur des cultures maraîchères, essentiellement exploité par les femmes, bénéficie de la coopération allemande qui fournit du matériel agricole.
Le coton constitue la principale richesse de la région, au point d'y être appelé l’« or blanc ».
Ce serait un idéal de pouvoir industrialisée ces principales richesses vers des marchés extérieures à la région.
L'élevage est une activité importante dans la région du Poro, avec la production de bovins, de porcs, de moutons et de volailles. La région dispose de vastes pâturages naturels, ce qui en fait un terrain favorable à l'élevage extensif. Cependant, l'élevage est confronté à plusieurs défis, notamment :
La région du Poro, située au nord de la Côte d'Ivoire, est caractérisée par un climat tropical humide avec une saison des pluies de six mois (juin à novembre) et une saison sèche de six mois (décembre à mai). Les ressources en eau de la région sont constituées par :
Cependant, les ressources en eau de la région du Poro sont menacées par plusieurs facteurs, notamment :
L'aéroport de Korhogo (code AITA : HGO, code OIAC DIKO) dispose d'une piste bitumée de 2 100 m et reçoit des vols intérieurs de la compagnie Air Côte d'Ivoire. Il met Abidjan à 2h30 de vol. Des autocars de différentes compagnies assurent le voyage régulier aller-retour de Korhogo vers les autres villes ivoiriennes. Les villes voisines sont aussi reliées à Korhogo à l'aide de taxis brousse. Les engins à deux roues occupent une place importante dans le transport interurbain de Korhogo.
Les trois téléphonies mobiles notamment MTN, ORANGE et MOOV couvrent toute la région du Poro. De plus la zone est couverte par la connexion haute débit. En matière de médias, les habitants du District ont accès à l’ensemble des chaînes nationales dont la Radiodiffusion Télévision Ivoirienne (RTI) où l’accès est gratuit.
Quant à l’industrie, elle y est très peu développer. Ce secteur industriel constitue à l’heure actuelle le maillon faible des potentialités économiques de la région. Il existe cependant quelques petites unités de transformation mais très largement insuffisantes. Ce secteur doit donc faire l’objet d’une promotion vigoureuse pour exister véritablement.
Au plan touristique, la Région du Poro était autrefois une destination très prisée grâce à ses sites de grande qualité. Pour retrouver son lustre d’antan, quelques actions de promotion apparaissent indispensables au tourisme du Poro ; C’est une potentialité économique qui mérite aussi une attention particulière. Le tourisme tarde à prendre son envol, bien que le département regorge de nombreuses potentialités à valoriser, comme c’est le cas avec les tisserands de waraniéné, les vanniers de torgokaha, la case sacré de niofoin, les toiles peintes de fakaha. A cela s’ajoute un riche folklore très varié tel que le boloye, le balafon ainsi que les réceptifs hôteliers.
La région du Poro, en Côte d'Ivoire, est riche d'une culture diverse et vibrante, façonnée par l'histoire et les traditions des peuples qui y vivent.
Un élément central de la culture du Poro est la société initiatique du même nom. Le Poro joue un rôle crucial dans la vie sociale et religieuse des Sénoufos, le groupe ethnique majoritaire de la région. Il s'agit d'un parcours initiatique complexe qui marque le passage à l'âge adulte pour les jeunes garçons et leur transmet les valeurs et les savoirs ancestraux. Les cérémonies du Poro se déroulent dans des bois sacrés, loin des villages, et sont marquées par des rituels, des chants et des danses spécifiques.
Outre le Poro, la région du Poro abrite une grande variété d'expressions culturelles, notamment :
De nombreuses initiatives visent à préserver et à promouvoir la culture riche et diverse de la région du Poro. Des festivals et des événements culturels sont organisés régulièrement pour mettre en valeur les arts, la musique et les danses traditionnels. Des musées et des centres culturels exposent des objets artisanaux et des œuvres d'art, contribuant ainsi à sensibiliser le public au patrimoine culturel de la région.
Malgré la richesse de sa culture, la région du Poro est confrontée à plusieurs défis, tels que la mondialisation, l'acculturation et l'exode rural. Ces facteurs peuvent menacer la survie des traditions et des savoirs ancestraux. Il est donc important de soutenir les initiatives qui visent à préserver et à promouvoir la culture du Poro, afin de garantir sa transmission aux générations futures.
Les ressources minières, une autre potentialité économique. Le sous-sol de la région est riche de fer, d'or et de diamant. En outre il est constitué de roches qui encaissent la minéralisation aurifère faisant particulièrement du département de Korhogo une zone riche en ressources minières telles que l’or, le coltan. La mine de Tongon, exploitée par la Société Rand Gold fait partie des plus grandes mines d’or de Côte d’Ivoire. Elle est entrée en exploitation dans la région du Poro depuis 2007.
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