Chef-lieu : Bouna • Superficie : 22 091 km² • Population : 427 037
La région du Bounkani, située dans le nord-est de la Côte d'Ivoire, partage des frontières avec le Burkina Faso et le Ghana. Elle couvre une superficie de 22 091 km², soit environ 6,9% du territoire national, et sa population a été estimée à 427 037 habitants lors du recensement de 2021. La région est principalement peuplée par les groupes ethniques Lobi, Koulango et Malinké. L'économie du Bounkani repose sur l'agriculture et l'élevage, avec une forte production de noix de cajou et de beurre de karité, des ressources très demandées dans les industries agroalimentaires et cosmétiques. L'élevage est également un secteur clé, bien que des investissements dans des infrastructures agricoles modernes et une gestion plus efficace soient nécessaires pour renforcer ce secteur. Administrativement, le Bounkani comprend les départements de Bouna, Doropo, Nassian et Téhini. Bien qu'elle soit une région riche en ressources naturelles, Bounkani souffre d'un retard
km² de superficie
habitants (2021)
départements
L’agriculture bénéficie de terres arabes, d’une pluviométrie certes capricieuse, mais suffisante pour soutenir la production agricole :Les méthodes culturales sont traditionnelles, extensives et à faible rendement à l’hectare :De ce fait ,c’est quasiment une agriculture d’autosubsistance qui est pratiquée :Faute de statistiques fiables ,la production de la région ne peut être évaluée avec précision :Cependant, des statistiques produites par les structures d’encadrement des producteurs (ANADER) donnent une indication des performances économiques de la région .
L’élevage occupe à plein temps environ 5000 personnes dans le BOUKANI .Pour promouvoir et soutenir le développement de l’élevage dans le Boucani ,l’état a réalisé de gros investissements à travers l’ex (SODEPRA) :Quarante un (41) barrages pastoraux des marchés a bétails (DOROPO ,TOUGBO,BOUNA) dotée de commodités techniques d’investigation et de lutte contre les épizooties :Apres plus de trente (30) ans de fonctionnement ces investissements sont devenus obsolètes :Depuis la disparition de la SODEPRA,les données sur la filière ne sont plus régulièrement collectées et les statistiques sont peu fiables :La mise en place d’un système d’encadrement de suivi sanitaire et de collecte de données par les agents sur le terrain apparait comme nécessaire pour une bonne connaissance de la filière .
Dans le cadre du projet CORENA/C2D, l’Office Ivoirien des Parcs et Réserves (OIPR) a mis en place, de fin 2017 à 2018, dix (10) pompes hydrauliques villageoises dans les villages riverains du Parc national de la Comoé (PNC) à savoir Banvayo, Bougoulaye, Kokpingué, Sanguinari, Sipardouo, Saye, Tchergadouo, Norsaridouo, Mampère Sokoura, et Gangane avec la contribution du Conseil régional du Bounkani.
Pour rappel, un diagnostic des sources d’approvisionnement en eau dans les villages riverains du PNC a relevé que bon nombre de ménages de la Zone Périphérique du PNC éprouvent de réelles difficultés d’accès à l’eau potable surtout en saison sèche. En effet, les femmes des villages sus-indiqués parcouraient de longues distances à la recherche d’eau autant dans leurs terroirs que dans le parc (sans autorisation préalable). Cette eau de mauvaise qualité pour la consommation humaine se partage avec les animaux domestiques et animaux sauvages, faisant courir ainsi les risques élevés de maladies Les prochaines étapes pour l’OIPR et le Conseil régional du Bounkani sont de poursuivre l’appui à la formalisation des CGPE pour les six (06) autres villages et de procéder au renforcement de capacités d’artisans réparateurs locaux, tout en assurant le suivi.
Toutes ces actions visent à donner aux bénéficiaires une capacité accrue de gestion durable des pompes hydrauliques pour un approvisionnement continu en eau potable, une tâche domestique ainsi facilitée aux femmes. Le bénéfice conséquent pour le Parc national de la Comoé est le respect de son intégrité.
Outre les besoins en eau potable pour les populations riveraines, d’autres besoins en eau pour l’abreuvement des animaux, l’irrigation pour la riziculture et l’arrosage des cultures maraîchères sont à satisfaire pour favoriser l’autonomisation des femmes en particulier. C’est pourquoi, l’OIPR engagé à côté du Conseil Régional du Bounkani et de la GIZ pour le développement local de la Zone Périphérique, invite tous les partenaires au développement à apporter leur appui au renforcement des capacités d’approvisionnement en eau pour les populations riveraines du Parc national de la Comoé.es hydriques.
Cette voie, jadis rocailleuse et impraticable en saison des pluies, causait beaucoup de désagréments dans les cas d’urgence sanitaire vers l’hôpital général de Bouna. Aujourd’hui, elle a fait place à une route bitumée à la fois moderne et majestueuse », témoigne Sassan Palé, cadre de Doropo.
L’infrastructure a favorisé l’essor de la région du Bounkani. Elle a surtout désenclavé la ville de Doropo et sorti les populations bénéficiaires de l’ouvrage de la pauvreté.
« L’accroissement des activités commerciales induites par la réalisation de ce tronçon vient améliorer le quotidien des populations. Cette voie favorise l’acheminement rapide et dans de bonnes conditions, des produits agricoles vers Bouna », s’est réjoui Brice Olivier Konan, opérateur économique à Doropo.
En matière de médias, les habitants du District ont accès à l’ensemble des chaînes nationales dont la Radiodiffusion Télévision Ivoirienne (RTI) où l’accès est gratuit. Le District est couvert en réseau de télécommunication par Côte D’Ivoire Telecom (orange) qui domine le réseau de télécommunications du District (téléphonie fixe).Les efforts du gouvernement sont donc tangibles dans ce secteur. Ils ont permis de faciliter le déploiement des solutions Internet de nouvelles générations (3G et 4G) et de réduire sensiblement les coûts d’accès aux Equipements et l’internet. Les réseaux sociaux ne sont pas en reste. En effet, plus de 3,5 millions d’Ivoiriens ont un compte Facebook. Le secteur de l’économie numérique rime donc avec dynamisme.)
Le BOUNKANI est une Région d’élevage, d’agriculture et de commerce. C’est la plus vaste région de Côte d’Ivoire avec des terres arables et une pluviométrie suffisante pour soutenir la production agricole. Grande productrice de noix de cajou, la région travaille également le beurre de karité. Un produit très sollicité par les industries de l’agroalimentaire et de cosmétique.
Cependant, le niveau des productions peut susciter l’installation d’usine de transformation de la noix de cajou. Il n’existe ni structure de transformation des produits agricoles de la région, ni industrie extractive : de décorticage du riz de production de produits laitiers.
Si la Région du Bounkani représente un hub agricole, elle n’en reste pas moins une région à fort potentiel touristique, avec son célèbre Parc National de la Comoé. Ce parc, classé au Patrimoine Mondial de l’UNESCO, est le plus vaste du pays et l’un des plus grands d’Afrique de l’Ouest. Il est reconnu pour une flore riche et une faune de grands mammifères assez diversifiée : singes, babouins, antilopes, phacochères, buffles, hippopotames, éléphants,… Mais d’autres atouts sont également identifiables, à savoir : le fleuve Comoé et les rivières Iringou et Kongo, la grotte aux chauves-souris, les mares, les plaines, les bowals et les monts. Ce parc, à fort potentiel touristique, pourrait constituer une véritable source d’économie pour la Région par : La Région du Bounkani se dévoile à travers la richesse de son patrimoine culturel et de son art culinaire. La région compte de nombreux groupes de danses traditionnelles avec des rythmes divers comme le Bir, le Bourri, le Douo, le Naya, le Yaka-Yaka,… C’est un territoire riche en fêtes traditionnelles comme le Kroubi (femmes et filles Malinké), la danse des jeunes filles vierges exécutée la veille du Ramadan.
La Région du Bounkani se dévoile à travers la richesse de son patrimoine culturel et de son art culinaire. La région compte de nombreux groupes de danses traditionnelles avec des rythmes divers comme le Bir, le Bourri, le Douo, le Naya, le Yaka-Yaka,… C’est un territoire riche en fêtes traditionnelles comme le Kroubi (femmes et filles Malinké), la danse des jeunes filles vierges exécutée la veille du Ramadan. Festival du Bounkani, qui a lieu durant la première semaine du mois de décembre à Bouna, 400 festivaliers et 35 troupes de danses s’y regroupent habituellement.
Fêtes traditionnelles
Fête de l’igname chez les Koulango« le Dongbô diguê », dernière semaine du mois d’octobre à Bouna, 10 troupes de danses,
Kroubi (femmes et filles Malinké), trois jours avant le ramadan à Bouna,
Djôrô (rites d’initiation chez le peuple Lobi), chaque 7 ans, sur les rives de la Volta noire,
La fête du mil « le Boroghor»
Outre l’agriculture et l’élevage, des indices miniers, notamment l’or, ont été répertoriés et appellent des prospections plus approfondies pour déterminer l’importance des gisements.
Le BOUKANI n’a eu pour faire face à ces défis en 2014 qu’Un budget d’investissement de 676 millions qu’il a reparti comme suite : 42,15 pour cent pour l’hydraulique villageoise et les routes, 44,37 pour cent pour les écoles et les infrastructures de sante ainsi que 13,42 pour cent pour les services généraux.
Ce qui a permis :
• La construction de dix (10) écoles primaires
• La construction cinq (05) DISPENSAIRES
• La construction de six (06) classes au lycée de NASSIAN
• Le forage de dix (10) pompes villageoises & la réhabilitation d’une vingtaine à ce jour.
Il en faudrait six cents (600) sur l’ensemble du BOUCANI pour faire face aux Besoins.
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